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mercredi 26 juillet 2017

La famille de Robert Caron et Marie Crevet, mes SOSA 4112 et 4113

Pourquoi chercher un SOSA si loin me direz-vous? C'est simple, à ma dixième Génération (SOSA 514 et 515), je rencontre le couple d'Étienne Caron et Geneviève Tondreau, me ce ne sont pas les premiers représentants de leur familles en Nouvelle-France. J'aime bien me rendre aux premiers. Les premiers Tondreau seront le sujet d'un futur billet.

Donc, je me concentre sur Robert Caron et Marie Crevet (ou Crevel), tous les deux des pionniers.

Commençons avec Marie. Elle est née vers 1621 à Béneauville dans le Calvados (Normandie). Ses parents sont Pierre Crevel et Marguerite Lemercier. Pierre serait décédé avant 1637 et Marguerite en 1637. D'ailleurs, on estime que Marie à débarqué en Nouvelle-France en 1637. Comme le premier contingent de Filles du Roy est arrivé en 1663, on peut affirmer que Marie n'était pas l'une d'entre elles. Cependant, on devait déjà parler d'envoyer des femmes en Nouvelle-France, ou du moins de trouver des moyens d'augmenter la population. Marie était orpheline et avait 16 ans. En plein dans l'âge où on a le goût d'aventure.

Robert, lui sera probablement né en 1612 et il est arrivé en Nouvelle-France en 1635 ou 1636. Certains affirme qu'il aurait pris un bateau appartenant à la Compagnie des Cent-Associés. On ne connait pas le lieu de naissance ni les parents de Robert. L'église de Québec, le lieu de son mariage avec Marie, a brûlé en 1640. Le répertoire a été reconstitué de mémoire, mais le nom des parents de Robert a dû être oublié par celui qui avait écrit la nouvelle copie. La rumeur veut tout de même que Robert soit de Poitou-Charentes.

L'année même de l'arrivée de Marie, 1637, le couple s'est marié. c'était le 25 octobre. Robert a été fermier probablement toute sa vie. Le couple a eu 7 enfants:

Marie
          N: Vers 1638, lieu indéterminé
          M: 28 juillet 1656 à Québec avec Jean Picard
          D: 9 juin 1660 à Québec

Jean Baptiste
          B: 10 juillet 1641 à Québec
          M: 16 novembre 1661 à Château-Richer avec Marguerite Gagnon
          D: 28 décembre 1706 à Ste-Anne-de-Beaupré

Robert
          B: 20 février à Québec
          M: 14 novembre 1674 à Château-Richer avec Marguerite Cloutier
          D: 29 avril 1714 à Ste-Anne-de-Beaupré

Marie Catherine
          N: 23 novembre 1649 à Québec
          M: 30 novembre 1662 à Château-Richer avec Jacques Dodier
          D: 14 juin 1725 à Baie St-Paul

Joseph (mon SOSA 2056)
          N: 19 mars 1652 à Québec
          M: inconnu. Contrat de mariage 23 novembre 1683 avec Isabelle Bernier (mon SOSA 2057)
          S: 6 mai 1711 à Cap-St-Ignace

Pierre
          N: 11 juillet 1654 à Québec
          M: 19 février 1678 à Québec avec Marie Bernier (soeur d'Isabelle Bernier)
          D: Inconnu

Aimée
          N: Vers 1656, lieu inconnu
          M: Avant le 27 octobre 1673, lieu inconnu, avec Noël Langlois Traversy
          D: 4 octobre 1685 à Beauport

Robert a eu sa sépulture le 8 juillet 1656 à Québec. Marie, elle, a vécu 92 ans et a eu sa sépulture le 23 novembre 1695 à Baie-St-Paul. Leur descendance a été nombreuse; le nom de Caron est classé le 21ème nom de famille le plus populaire au Québec.


Le sujet de mon prochain billet sera sur l'impact généalogique de l'exode canadienne-française du 19ème siècle.

Source:
PRDH
Fichier Origine
naviresnouvellefrance.net
https://www.wikitree.com/wiki/Crevet-11
http://lequebecunehistoiredefamille.com/capsule/Caron/genealogie

vendredi 2 juin 2017

B comme Benoit et les iroquois- Challenge AZ

Marie Anne Benoit

Elle est née avec sa sœur en 1665. Nous ne connaissons pas la date exacte puisque l’acte de baptême ne l’indique. Elle a été baptisée, avec sa jumelle Barbe, le 9 mai 1665 à Montréal. Marie Anne et Barbe sont les filles de Paul Benoit et Elisabeth Gobinet.

Marie Anne a contracté mariage deux fois dans sa vie. Son premier mari, c’est Jean Bourbon. Avec un nom pareil, on est bien tenté de faire un lien généalogique avec la royauté, mais le temps me manque et je n’ai pas pu amasser de preuves. De plus, à certains moment, il est appelé Bourdon.

Marie Anne et Jean ont unis leurs destinées le 27 février 1680 à Boucherville. Ils ont eu 4 filles dont voici la liste :

Barbe
          Naissance : vers 1681, lieu inconnu
          Mariage : avec Pierre Brosseau le 9 juin 1698 à La Prairie
          Décès : 26 janvier 1754 à La Prairie

Marguerite
          Naissance : 18 janvier 1685, lieu inconnu
          Mariage : avec François Marier Ste-Marie le 26 janvier 1705 à Longueuil
          Décès : 4 janvier 1723 à Longueuil

Marie Anne
          Naissance : 19 mars 1687 à La Prairie
          Décès : 21 novembre 1687 à La Prairie

Marie Anne
          Naissance : 6 janvier 1689 à La Prairie
          Mariage : avec Pierre Sarault Laviolette le 9 décembre 1717 à Montréal
          Décès : 4 novembre 1769 à Montréal

Malheureusement, une attaque iroquoise à eu lieu le septembre 1690 et Jean a été tué. Son enterrement s’est produit seulement le 3 décembre 1690.

Voici ce que le prêtre Geoffroy inscrit dans son acte de sépulture :
« Ce 3iè décembre de l’année 1690 je prêtre missionnaire sous signé certifie avoir esté chercher dans les bois le reste des ossements de feu Jean Bourbon habitant de cette paroisse et d’un autre qu’on n’a peut scavoir qu’il estoit tant il avoit esté défiguré par les Iroquois. On croit que c’estoit un soldat de monsieur le chevalier de grés nommé la motte qui furent tués l’un et l’autre le 4iè septembre de la susditte année dans lattaq que l’on donna à la fourche de la prairie de la Magdeleine avec Jean Duval Jean Barault habitans de cette paroisse la treille Beaulieu la Rose dauvergne soldats de Monsieur le chevalier de grés. Nous avons donné la sépulture aux susdits ossements de Bourbon, et de la motte comme nous avions fait aux corps de Jean Barault jean Duval le et4iè et 5iè septembre dans le cimetière de laditte paroisse les autres ayant estés entérés avant mon arrivée le jour du combat en foy de quoy j’ay signé »

Cinq ans plus tard, Marie Anne rencontre Jean Besset, un homme qui s’est fait scalpé par les iroquois en 1691 et qui a miraculeusement survécu à la mutilation. Jean et Marie Anne veulent se marier mais rencontre une « violente » opposition de la part du père de Jean. Le problème, c’est que le jeune homme n’a pas encore 25 ans, donc il doit avoir obligatoirement la permission des parents… Les fiancés s’enfuit à Montréal, avec la bénédiction de l’abbé Geoffroy, le curé de leur paroisse!

Voici une transcription de leur acte :
« Ce jourdhuy seisiesme du mois de may mil six cent quatre vingt quinzes je prêtre curé de Saint-François Xavier de la Prairie de la magdeleine après la publication dun banc entre Jean Besset fils de Jean Besset et damme Seigneur ses pères et mères dune part et de Marie Anne Benoist fille de Paul Benoist et dhélisabeth Gobinet veufve de Jean Bourbon de lautre part par moy prêtre curé de la ditte paroisse au prosne de la grandmesse auquel javertis que cestoit le premier et que se seroit le dernier les susnommés ayant obtenu la dispense de deux autres de Monsieur Dollier grand vicaire de monseigneur levesq de Québec à lissue de la ditte grande messe le père dudit Jean Besset sestant opposé au dit mariage je lay sommé en présence de deux témoins comme il paroist dans lacte y joint daller dire ses raisons à mon dit sieur dollier de quoy nayant tenu conte mon dit Sieur Dollier à jugé juridiquement cette affaire après avoir différé huit jours et ma ordonné prendre le mutuel consentement desdit Jean Besset et Marie Anne Benoist comme il paroit aussi par lacte y joint signé de sa main et ce hors paroisse en léglise de Ville Marie à cause des violences dont ledit Jean Besset le père menacoit ce que jay fait en la ditte église paroissialle de Ville Marie sur les six heures du matin en présence de Guillaume Guoyau de Lagarde beau-frère de la veufve Pierre Hay et Jean Tournois lesquels ont déclaré ne scavoir signer à la réserve de Pierre Hay qui a signé avec moy ce susdit jour et an »

Ainsi, grâce à l’abbé Goeffrey, le couple a pu se marier. Ensemble, ils n’ont pu avoir qu’une fille, Marie Jeanne. Celle-ci est née à La Prairie le 9 février 1696 et est décédée le 28 mai 1697, toujours à La Prairie.

Malheureusement, Marie Anne est décédée seulement deux ans après son deuxième mariage. Elle sera assassinée par un iroquois (!) et inhumée le 9 août 1697 à La Prairie.

Demain nous verrons le destin tragique de Madeleine Canard.


Sources:
PRDH
Morts tragiques et violentes au Canada T.1 : 17e et 18e siècles; Léonard Bouchard; Les Publications Audiovisuelles, 1982, p.43
La Prairie en Nouvelle-France, 1647-1760: étude d'histoire sociale; Louis Lavallée; McGill-Queen's University Press; 1993; p.20, 144-145
societehistoirechambly.org

jeudi 1 juin 2017

A comme Ancelin, la protestante - Challenge AZ

Françoise Ancelin, la protestante.

Elle est née vers 1655 à St-Martin dans le Poitou-Charentes. C'est la fille de Gilles Ancelin et Catherine Clément. Fille du Roy, elle est arrivée à Québec en septembre 1669 à bord du St-Jean-Baptiste. Elle affirme avoir 26 ans au recensement de 1681, ce qui vient confirmer 1655 (+ ou - un an) comme année de naissance. Son nom de famille s'écrit aussi Asselin et Encelin.

Elle se marie avec Guillaume Valade le 10 novembre 1669 à Québec et aura 14 enfants avec lui. Guillaume était le domestique de Nicolas Juchereau. Il est bon aussi de noter que Françoise n'avait que 13 ans lors de son mariage! Cependant, elle aura environ 18 ans lorsqu'elle va accoucher de son premier enfant. Il était rare que le mariage soit consommé avant 16 ans. D'ailleurs, ont indique aussi sur l'acte de mariage que son père est décédé. J'imagine que c'est la raison qui l'a poussé à devenir Fille du Roy.

Ce qui est spécial avec Françoise, c'est qu'elle est originalement protestante. Elle n'aurait en principe pas dû être une Fille du Roy puisqu'à cette époque les protestants ayant été interdit d'accès en Nouvelle-France. Plus, son mari Guillaume était aussi huguenot!

L'histoire ne dit pas si Françoise et Guillaume ont été baptisé catholique et s'ils l'ont été en France avant de partir ou à leur arrivée en Nouvelle-France. Une autre option, c'est qu'ils aient juste "oublier" de le mentionner, vivant leur religion dans le silence tout en se conformant aux règles de l'église catholique. Après tout, ils ont bien eu recours aux sacrements prodigués par cette église.


Voici les noms des enfants du couple:

Jacques
            Naissance: 15 mai 1673 à Québec
            Décès: Inconnu

Madeleine
            Naissance: 30 août 1676 à Québec
            Décès: 23 septembre 1676 à Québec

Marie
            Naissance: 21 septembre 1677 à Québec
            Mariage: avec Jacques Bayard le 23 novembre 1694 à Charlesbourg
            Décès: 5 janvier 1747 à Montréal

Guillaume
            Naissance: Vers 1678, lieu inconnu
            Décès: Inconnu

Jeanne
            Naissance: 28 juillet 1680 à Charlesbourg
            Décès: 5 février 1682 à Charlesbourg

Jean
            Naissance: 17 août 1682 à Québec
            Mariage: avec Marie Anne Gotreau le 1er février 1706 à Charlesbourg
            Décès: 24 juin 1750 à Charlesbourg

Nicolas
            Naissance: 20 janvier 1685 à Charlesbourg
            Décès: Inconnu

Marguerite
            Naissance: 1er septembre 1687 à Charlesbourg
            Mariage: avec Pierre Laroche Larose le 20 février 1708 à Charlesbourg
            Décès: 10 août 1750 à Québec

Guillaume
            Naissance: 30 août 1689 à Charlesbourg
            Mariage: avec Marie Josephe Deguire Larose le 8 janvier 1713 à Montréal
            Décès: 31 décembre 1749 à Montréal

Charles
            Naissance: 27 février à Charlesbourg
            Mariage: avec Marie Madeleine Deguire Larose le 23 février 1716 à Montréal
            Décès: 30 mai 1728 à Montréal

Marie Françoise
            Naissance: 29 janvier 1693 à Québec
            Mariage: avec André Michel (ou St-Michel) le 17 octobre 1718 à Montréal
            Décès: Inconnu

Jean-Baptiste
            Naissance: vers 1694, lieu inconnu
            Mariage: avec Marie Françoise Bietry Chevalier le 25 janvier 1718 à Montréal
            Décès: 29 octobre 1750 à Montréal

Jeanne
            Naissance: 2 septembre 1696 à Charlesbourg
            Décès: 5 août 1697 à Charlesbourg

Marie Catherine
            Naissance: 25 juin 1698 à Charlesbourg
            Mariage: avec Jean Morand Lagrandeur le 26 avril 1718 à Montréal
            Décès: 26 avril 1776 à Les Cèdres

Françoise est décédée le 22 septembre 1711 à Charlesbourg. Elle avait environ 55 ans.

Un petit mot sur les huguenots:

Jusqu'en 1627, les protestants pouvaient s'établir ici sans se faire déranger. Puisqu'il y avait souvent des querelles de religion, certains d'entre eux ont préféré venir ici plutôt que de se faire traiter d'hérétiques, de se faire confisquer leurs biens, de se faire maltraiter...

La situation a commencer à changer avec l'arrivée des Jésuites en 1625. Ayant une mission de conversion des hérétiques, ce n'est pas étonnant. Alors les menaces de confiscation de biens ont commencé. Pas question de leur laisser libre d'avoir un lieu de culte non plus. Les membres protestants étaient marginalisés, n'ayant pas le droit de pratiquer des métiers comme médecin, sage-femme, commis... Et bien sûr, les écoles était strictement catholiques. la fondation de la Compagnie des Cent-Associés allait officialiser la chose en 1627.

Cette compagnie avait le monopole du commerce de la fourrure, devait administrer la colonie, s'assurer que le territoire était bien protégé et participer à la conversion des autochtones. La compagnie s'engage auprès du roi de faire entrer 4000 colons. Donc, elle pouvait empêcher un huguenot d'entrer.

Malgré tout, les protestants continuaient d'entrer dans la colonie. Ils pouvaient être des gens qui ont plus tard abjuré, des gens qui vivaient leur croyances dans le secret, des prisonniers anglophones, des soldats... Parce qu'on avait besoin de soldats, pas question de faire la fine bouche. L'opération de filtrage par la Compagnie des Cent-Associés était plus ou moins efficace.

Pour le moment, je n'ai jamais vu d'histoire de confiscation de biens dans les archives. Par contre, si on écrivait sur un protestant on ne manquait pas de l'indiquer dans le document. Comme quoi il y avait une certaine "tolérance" envers eux.

Demain nous verrons comment les iroquois ont eu une place décisive dans la vie de Marie-Anne Benoit.

Sources:
PRDH
naviresnouvellefrance.net
lesfillesduroy-quebec.org
http://www.samizdat.qc.ca/cosmos/sc_soc/histoire/eglqc_ag.htm
http://www.semainegenealogie.com/extra/articles/172-les-protestants-en-nouvelle-france
Wikipédia



mardi 17 janvier 2017

La famille de Nectaire Brodeur et Rose-Anna Pelland

Nectaire et Rosanna (ou Rose-Anna) sont les grands-parents de ma mère. Je n’avais pas encore fait beaucoup de recherches dans cette branche et j’ai eu envie de chercher les membres de la famille qu’avait formé le couple.

DÉBUT DE VIE

Nectaire est né 24 avril 1874 et a été baptisé le 26 avril 1874 à Ste-Hélène-de-Bagot. Ses parents se nommaient Cléophas Brodeur et sa mère Henriette Côté. Nectaire n’est pas un nom très commun. Les parents avaient nommé leur garçon comme ça parce que c’était le prénom de son parrain, Nectaire Ravenel. Sa marraine à été Christine Brodeur l’épouse du parrain et la sœur de Cléophas.   

C’est avec Rosanna Pelland que Nectaire a uni sa destinée. Ça s’est passé le 1er octobre 1895 à Ste-Hélène-de-Bagot. Sur l’acte, on peut lire que Nectaire était un cultivateur à l’époque de son mariage, tout comme son père Cléophas. Un peu plus tard, grâce aux baptêmes des enfants, on peut voir que le couple s’était établit dans le Massachusetts aux États-Unis, probablement pour y trouver un emploi. Le famille fera quelques va-et-vient entre le Québec et le Massachusetts. 

Dans le recensement de 1901, Nectaire est enregistré et on précise qu’il est toujours cultivateur. Je n’arrive pas à localiser la famille dans le recensement de 1911, en fait, elle était revenue aux États-Unis.  En 1921, ils sont de retour au Québec, mais cette fois, la famille s'établit à Ville-Émard (Montréal). 

Rosanna est née le 15 août 1873 et elle a été baptisée le 17 août 1873 à St-Gabriel-de-Brandon. Cependant, sur l’acte on peut lire que ses parents, Paul Pelland et Elmire Nadeau, viennent de St-Félix-de-Valois… Son parrain était Léandre Harare et sa marraine Delphine Nadeau. Delphine est l’épouse de Léandre Harare et la sœur d’Elmire.

ENFANTS

Ensemble le couple a eu 10 enfants.

Louis A. Brodeur

Il est né le 15 janvier 1896 à New Bedford au Massachusetts. Ce qui est intéressant, c’est que Nectaire travaillait alors dans un moulin.
Je ne suis pas capable de trouver d’autres traces de Louis. Il n’est pas dans le recensement de 1901, tout porte à croire qu’il est décédé au Massachussetts.

Aldor Brodeur

Il né le 2 novembre 1896 à  Fall River, Massachusetts, USA. Il a épousé Clara Lafortune (fille de Médard Lafortune et Clarisse Labrèche) le 19 septembre 1922 à la paroisse St-Zotique de Montréal. Il est décédé à Montréal le 19 mai 1972 à l’âge de 75 ans.

Aldor s’est fait recruter en 1917 comme soldat canadien. À l’époque, il avait 21 ans et 8 mois et était fermier. Il mesurait 5 pieds et quatre, le teint clair, les cheveux clairs et les yeux bleus. Lors de son inscription, Aldor habitait à Ste-Hélène-de-Bagot. Par contre, on précise que son père (donc Nectaire et Rosanna) habitait au 69 rue Hamilton à Montréal.

Mais ici, j’ai un problème. Dans le registre de naissance de Fall River, on indique que la date de naissance d’Aldor est en 1896, mais son dossier militaire indique plutôt que c’est en 1897. La date de naissance a été inscrite en 1897 dans le registre, peut-être que ça explique la différence d'année.

Laura Brodeur

Elle est née le 11 mars 1898 à Ste-Hélène de Bagot. Elle s’est mariée avec Bruno Angrignon (fils d’Arthur Angrignon et Elisabeth Skelly) le 14 mai 1947 à la paroisse de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Montréal. Elle est décédée le 11 août 1995 à Lasalle à l'âge de 97 ans.

Adèla Brodeur

Elle est née le 23 avril 1899 à Ste-Hélène de Bagot. Elle a épousée Rosario Jutras (fils de Napoléon Jutras et Marie-Louise Blanchette) le 19 septembre 1922 à la paroisse de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Montréal. Elle est décédée à Montréal le 10 septembre 1986 à l’âge de 87 ans.

Florida Brodeur

Elle est la sœur jumelle d’Adéla, donc elle est née aussi le 23 avril 1899 à Ste-Hélène de Bagot. Elle a mariée Émile Bessette (fils de Césaire Bessette et Alexandrine Lemieux) le 16 octobre 1937 à la paroisse St-Jacques / Marie-Reine-du-Monde de Montréal. Elle est décédée à Montréal le 29 mars 1974 à l’âge de 74 ans.

Hector Brodeur

Il est né le 25 avril 1901 à Ste-Hélène de Bagot. Il est décédé à Ste-Hélène de Bagot le 24 août 1901 à l’âge de 4 mois.

Hector Brodeur

Il est né le 19 août 1903 à Ste-Hélène-de-Bagot. Il a marié Bibiane Jutras (fille de Napoléon Jutras et Marie-Louise Blanchette, sœur de Rosario Jutras) le 7 juillet 1926 à Ste-Brigitte-des-Saults (Nicolet). Il est décédé le 25 janvier 1968 à Ste-Brigitte-des-Saults à l’âge de 64 ans.

Alcide Brodeur

Il est né le 1er mai 1905 à Ste-Hélène de Bagot. Il a épousé Marie Lavigne (fille d’Oscar Lavigne et Hélène Murphy) le 29 mai 1937 à la paroisse Notre-Dame-de-Grâce de Montréal. Il est décédé à Lachine le 15 juin 1971 à l’âge de 66 ans.

Léopold Brodeur

C’est mon grand-père. Il est né le 9 juin 1908 à Ste-Hélène de Bagot. Il s’est marié avec ma grand-mère Laura Bonneville (fille de John Bonneville et Blesilla Duperron) le 30 juillet 1938 à la paroisse St-Jean-Damacène de Montréal. Il est décédé à Verdun le 31 mai 1979 à l’âge de 70 ans.

Son métier était électricien à la Canadian Tube. C’était un champion de bowling et un très bon joueur de Baseball. Il jouait dans l’équipe des Royaux de Ville-Émard.

Mes grands-parents ont eu la chance d'avoir 3 enfants enfants vivants ainsi que 7 petits-enfants.

Léopold Brodeur et Laura Bonneville à leur 25ème anniversaire de mariage, en 1963.
Archives familiales


Léopold Brodeur dans les années 60.
Archives familiales



Germaine Brodeur

On a vu plus haut que la famille était revenue au Québec en 1901, chose qu’on a pu vérifier grâce au recensement. La famille est absente du recensement de 1911 parce qu'elle habitait aux États-Unis. La preuve: Germaine est née le 1er juillet 1910 à New Bedford, Massachusetts. Elle est décédée le 5 décembre 1910 à New Bedford d’une pneumonie. Elle avait 6 mois.

FIN de VIE

Nectaire est décédé le 25 octobre 1944 à Ste-Hélène-de-Bagot. Il avait 70 ans.
Rosanna est décédée le 11 février 1954 à Montréal. Elle avait 80 ans et 7 mois.

Carte mortuaire de Rose-Anna Pelland, 1954.
Archives familiales
* Si vous avez envie d'ajouter quelque chose, une date, une anecdote ou une précision, n'hésitez pas à laisser un commentaire. La richesse de la généalogie est le partage des connaissance! Les commentaires sont tous lus avant publication. Merci!

jeudi 1 septembre 2016

Jean Brodeur dit Lavigne et Marie-Anne Messier


Jean Brodeur dit Lavigne est le fils de Jean et Françoise Frogent, aussi nommée Froget, Frogeret ou encore Forget. Il est né à Niel, Luçon, France vers 1653. Malheureusement, je n’ai pas pu trouver le nom du bateau qui lui a permis de faire le voyage en Nouvelle-France. Jean venait d’une époque où la guerre entre protestant et catholique faisait rage. Est-ce pour cela qu’il a tenté l’aventure ou est-ce l’espérance d’avoir une vie meilleure?


On sait que Jean était déjà ici en 1675, il avait donc 22 ans. Il avait été choisi pour être le parrain de Jacques Beaudoin, baptisé à Repentigny le 28 octobre 1675. C’est la première trace écrite retrouvée dans les archives de la Nouvelle-France mentionnant le nom de Jean.

C’est le 31 janvier 1679, à Boucherville, que Jean à uni sa destinée avec Marie-Anne Le Messier, la fille de Michel Messier et d’Anne Lemoine. elle n’avait pas encore atteint ses 14 ans. Jean en avait 25. Fait amusant, Ce jour-là, il y a eu mariage double. La sœur de Marie-Anne, Jeanne, s’est mariée avec Ignace Hébert le même jour.

Anne Lemoine, on l’a vu, est la mère de Marie-Anne Mercier. Celle-ci était la sœur du grand explorateur Pierre Lemoine d’Iberville. Jean était donc devenu neveu par alliance de cet important personnage historique. Michel Le Messier de la Guillaudière, le père d’Anne, n’était nul autre que le seigneur du Cap St-Michel de Varennes. D’ailleurs, les témoins du mariage n’étaient nul autre que Jean-Baptiste Legardeur, seigneur de Repentigny, François Jarret de Verchères (le père de Madeleine de Verchères) et Jean-François Bourdon, seigneur de Dombourg. Jean Le Brodeur était maintenant de la cour des grands. En 1681, on mentionne qu’il habitait avec Marie-Anne à Boucherville, qu’il possédait un fusil, six bêtes à cornes et douze arpents de terre en valeur.

Jean et Marie-Anne sont fort probablement les ancêtres de tout les Brodeur de souche d’Amérique. Le couple a quand même eu 16 enfants. 8 d’entres eux, dont 5 garçons, se sont mariés. Les autres sont malheureusement décédés avant l’âge de se marier.

Il parait que leur fils Christophe, marié à Marguerite Bousquet, serait la branche ayant la plus grosse descendance. La famille de ma mère, elle, descends de celle de leur fils  Jean Baptiste Marie Le Brodeur, marié avec Marie-Anne Tétreau Ducharme le 11 novembre 1727 à Verchères.

Jean est décédé le 25 décembre 1718 et a eu sa sépulture le 26 décembre 1718 à Varennes. Marie-Anne, qui lui survivait, a mariée en deuxième noce Alexandre Petit dit Nouville le 8 janvier 1721. Le nouveau couple n’a pas eu d’enfants. Marie-Anne est décédée le 13 décembre 1751 et sa sépulture a eu lieu le 14 décembre 1751 à Varennes.

Un petit potin? Il parait que le nom de famille de Brodeur dit Lavigne viendrait du fait que le métier familial était brodeur de vigne. Les brodeurs de vignes devaient attacher les tiges sur une corde horizontale pour que les vignes soient bien droites et que la lumière touche toutes les grappes de raisins. Je ne sais pas si c’est vrai, mais je trouve cette explication romantique et je me plais à croire que j’avais des ancêtres brodeurs de vignes.



Source :

http://lequebecunehistoiredefamille.com

http://franlorion.blogspot.ca

http://genealogiequebec.info

http://www.genealogie.umontreal.ca/

Livre « Nos Ancêtre », volume 9; par Gérard Lebel, C.Ss.R.; Sainte-Anne-de-Beaupré, 1984; Pages 104 à 110

mardi 9 août 2016

Pierre Rivière et les femmes

Je regardais pour Pierre Rivière et Catherine Laraire, un de mes couples d’ancêtres, et j’ai eu la surprise de découvrir la vie amoureuse tumultueuse de Pierre Larivière. Une vie digne d’un téléroman!

Pierre est né vers 1664 en Picardie, France. Ses parents sont Jean Rivière et Michelle Soyer. Son premier mariage était avec Marguerite Tetard. Se sont-ils mariés en France? Le PRDH donne le statut de « Hors population » à Marguerite. Ce qui fait croire que le mariage à été contracté sur le vieux continent. Un doute subsiste, il se pourrait qu’il se soit marié entre 1687 et 1689.

C’est que le 7 juillet 1687, Pierre se présente avec Marie-Louise Pinguet devant le juge Gilles Rougeot. Je n’ai pas lu le contrat de mariage, mais selon le relevé du PRDH, on mentionne les noms des parents de Pierre mais pas celui de Marguerite! Un oubli? Une erreur? Où est-ce que le mariage entre Pierre et Marguerite n’était pas encore d’actualité?

Le contrat de mariage avec Marie-Louise a été rompu. Celle-ci s’est d’ailleurs mariée un peu plus d’un mois après la signature du contrat avec Pierre. L’heureux élu s’appelle Gaspard Petit, un soldat. La cérémonie probablement peu après la signature de leur contrat notarial, soit le 10 août 1687.

Pierre ne se décourage pas pour autant. Il rencontre Angélique Bernard et signe un contrat de mariage devant notaire le 19 février 1689. Il n’y a pas de trace de ce contrat dans le PRDH, je n’ai pas pu vérifier pour le statut de Marguerite Tetard, à savoir si on l’a mentionne ou pas.

Quoiqu’il en soit, l’engagement sera de courte durée, le 27 juin 1689, Pierre se mari avec… Marie Rouillard! À ce moment, on le désigne comme veuf de Marie « Testar ». D’où mon idée qu’il aurait bien pu contracter mariage en Nouvelle-France avec Marguerite, même si, je l’accorde, les possibilités sont minces. Angélique, elle, s’est mariée le 20 juin 1691 avec Jacques Boutin.

Bref, on aurait pu croire que Pierre a vécu heureux et a eu beaucoup d’enfants avec Marie Rouillard. Erreur. Celle-ci décède le 2 juin 1690. Pierre se cherche donc une nouvelle flamme et l’a trouve en Geneviève Laurence, veuve de Adrien Michelin et Jean Journet. Le couple passera donc devant le notaire le 8 novembre 1694 pour signer un contrat de mariage. Un autre contrat qui n’aboutira à rien. Le couple brise le contrat et Geneviève ne va plus jamais se marier. Elle est décédée le 9 juin 1707.

Heureusement pour Pierre, il trouve une autre femme qui fait battre son cœur. Il s’agit de Catherine Laraire. Elle était veuve de Martin Arides. Pierre et Catherine se sont mariés le 7 janvier 1696 à Notre-Dame de Québec.

Leur premier enfant a été Elisabeth Catherine, baptisée le 26 mai 1697. Une dure épreuve attends le couple. Elisabeth Catherine est décédée le 24 février 1700.

Ensuite, c’est René, mon ancêtre, qui est né. Il a été baptisé le 12 avril 1701 à Notre-Dame de Montréal.

Le bonheur du couple sera de courte durée. En effet, Pierre et Catherine passe devant le notaire le 26 août 1701. Ils passent un accord pour vivre séparément. Selon l’accord, Catherine doit prendre soin et éduquer René. Pierre, lui, devra verser une rente de 3 livres par mois pour permettre à celle-ci et son fils de vivre.

En 1703, Catherine signera deux contrat d’engagement. Probablement du travail. Un avec un marchand de Ville-Marie (Montréal), Charles Delaunay, signé le 7 mars 1703. L’autre c’est avec la Compagnie de la Colonie, le 30 juin 1703. Dans les deux contrats, on spécifie que Catherine est l’épouse de Pierre.

C’est entre cette date et 1707 que Pierre va décéder. C’est que le 11 avril 1707, Catherine, veuve de Pierre Rivière, va signer un contrat de mariage avec Michel Arsenault. Et pas d’inquiétude ici, le mariage à eu lieu!

Je n’ai pas encore trouvé de traces de Pierre entre 1701 et 1707. Avait-t-il disparu pour être déclaré mort ensuite? Mon investigation n’est pas terminée, elle ne fait que commencer. Si vous aussi vous cherchez Pierre Rivière faites attention! Un autre Pierre Rivière, marié à Marie-Anne Mousseaux vivait à la même époque, ce qui peut apporter certaines confusion. Ce pierre là a pour parents Jean Rivière et Louise Caillou, serait né vers 1635 dans le Poitou et est décédé le 9 mai 1700.


Sources :
Parchemin, pour trouver des actes de notaires https://www.archiv-histo.com
Généalogie du Québec et de l’Amérique Française http://mail.nosorigines.net/
Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700); Tome 4; Lettres N à Z, par Michel Langlois. Éditeur Mitan. Impression 2001. Page 264.


vendredi 29 juillet 2016

Le mystère Champlain

J'ai une surprise pour vous. La fameuse image de Champlain que vous avez vous dans vos livres d'histoire quand vous étiez jeune est une arnaque!





En effet, lorsqu'on regarde cette image, c'est Michel Particelli que l'on voit. Il était italien, mais courtisan à la cour de France, surintendant des finances sous Louis XIII et Louis XVI. Le tableau est une oeuvre de l'artiste Montcornet (ou Ducornet). Le fameux portrait s'est vendu en 1854, les vendeurs prétextant que l'homme représenté était Champlain. C'est ici que la supercherie a commencé.


En effet, on sait bien peu de choses sur notre Champlain. Il y a la petite histoire officielle où on le dépeint comme fondateur de Québec, explorateur, géographe et dessinateur. Cependant, on ne connait pratiquement rien de sa vie privé, son histoire familiale, son apparence physique et même sa religion fait polimique!


Les historiens s'accordent pour dire que Champlain s'est lui-même dessiné dans son journal, mais sans vraiment monter de points spécifiques à sa personne. Comme je n'ai pas encore eu de permission de diffusion, je vous propose de consulter le lien suivant:



https://fr.wikipedia.org/wiki/Samuel_de_Champlain#/media/File:Iroq2.jpg

La théorie de Marcel Trudel



Marcel Trudel est un historien respecté dans le milieu. Quand il affirme quelque chose, on se tait et on écoute. Ses théories sont, pour la plupart, très documentées et prouvées. Mais il y en a une qui me titille. Il affirme que Champlain aurait dessiné son visage dans la rose-des-vents de certaines cartes qui auraient lui-même produit. Voici un exemple, le document complet et un zoom sur la rose-des-vents:




P600,S4,SS2,D179 / REPRODUCTION INTERDITE SANS

L'AUTORISATION DE BAnQ / Collection initiale / Carte de la nouvelle france, augmentée depuis la dernière servant à la navigation faicte en son vray Meridien, par le Sr de Champlain pour le Roy en la Marine; lequel l'an 1603 jusques en l'année 1629 a descouvert plusieurs costes, terres, lacs, rivieres, et Nations de sauvages, par cy. devant incognuës, comme il se voit en ses relations quil a faict imprimer en 1652 ou il se voit cette marque ce sont habitations qu'ont faict les francois / Samuel de Champlain, 1632


Ce qui me fait hésiter, c'est que tout au long de l'histoire, les humains ont dessiné l'astre du soleil et de la lune avec un visage. C'est tellement encré dans notre inconscient collectif que même les enfants dessinent le soleil avec un visage. Il y a bien quelques explorateurs qui ont mis leur autoportrait de cette façon sur les cartes, mais à ce que je sache, c'est plutôt rare. Et je reste toujours sceptique si je n'ai pas de preuve plus poussée. Que pensez-vous de cette théorie?

La naissance de Champlain

On croit que Samuel de Champlain serait né entre 1567 et 1580 à Brouage en France. Certaines personnes pensent même que l'acte de baptême a été trouvé. Sur celui-ci on peut lire:  « Le vendredy treziesme jour daoust mil cinq centz soyxante et quatorze a esté baptizé Samuel filz de Anthoynne Chapeleau et de Marguerite le Roy parain Estienne Paris et marainne Marye Rousseau ». Il est vrai que Champlain peut être un dérivé de Chapeleau et que l'année de baptême fait partie de la plage de dates estimées. Mais, on ne dit pas l'âge de la personne, il pourrait bien être un bébé naissant ou un convertit de trente ans...  Brouage est d'ailleurs une ville qui a souvent changer de confession religieuse, puisque située dans une région protestante mais fondée par un roi catholique. Je crois donc que la possibilité que Samuel Chapeleau soit un converti possible. De plus, il n'y a pas de preuves irréfutable que c'est bien lui, alors je préfère ne pas prendre en compte cette information pour le moment. Après tout, il peut arriver de trouver deux personnes portant le même nom à la même époque quand on fait de la généalogie. Le mieux pour trouver les parents de quelqu'un est de trouver l'acte de mariage de celui-ci.  L'acte du mariage de Champlain est introuvable et son contrat de mariage devant notaire ne mentionne pas le nom de ses parents.


Son mariage

En 1610, il a épousé une jeune fille de 12 ans, avec promesse d'attendre au moins deux ans avant de consommer le mariage et de cohabiter avec elle. Son nom est Hélène Boullé. Le père d'Hélène avait de l'argent puisqu'il était huissier à la cour du roi. Champlain reçoit donc une belle dot et une liberté de voyage de deux ans avant d'avoir un devoir de cohabitation.


Lors du mariage, Hélène Boullé était une calviniste, donc une protestante. J'imagine mal un mariage catholique dans ces conditions, à moins qu'Hélène et sa famille n'est pas affirmé leur religion. Même chose du côté de Samuel, les protestants n'aimaient pas plus unir un catholique non convertit à une des leur. Donc, on peut supposé que Champlain était aussi protestant. Hélène s'est convertie à la religion catholique deux ans après le mariage. Je ne sais pas si Champlain s'est converti en même temps, mais il a bien fallu qu'il change de religion puisqu'on le présente comme un ardent catholique en Nouvelle-France. Mais la naissance protestante et la conversion n'est qu'une supposition de ma part.


De plus, à ce que j'ai pu constater, les protestants ne notaient pas le nom des parents sur l'acte, inversement aux catholiques. Si on retrouvait un acte de mariage protestant pour ce couple, je doute que cette information cruciale y apparaisse.


Bref, dix ans plus tard, Hélène accompagne Champlain à Québec. Elle est restée 4 ans avant de retourner en France en 1624. Champlain repartir de la France, une dernière fois, en 1633. Il est décédé le 25 décembre 1635 et Hélène est devenue Ursuline sous le nom d'Hélène de Saint-Augustin une dizaine d'année après le décès de son époux. Le couple n'a pas laissé d'héritiers légitimes.




La dépouille de Champlain

On l'a vu, Champlain est décédé en 1635, pendant l'hiver. Il aurait été inhumé dans une petite chapelle construite par le gouverneur Charles Huault de Montmagny en 1636, ce qui tends à prouver la théorie d'un lieu de sépulture temporaire. La chapelle de Montmagny à brûlé en juin 1640, il y a donc eu une autre construction qui s'est élevé à cet emplacement. La localisation de cette chapelle à donnée lieu à plusieurs débats et théories. La dernière dont j'ai entendu parler est la Basilque Notre-Dame-de-Québec, théorie avancées par le Comité Champlain en 2011. Pour avoir plus d'informations sur les démarchent du comité, vous pouvez consulter le livre de Pierre Dubeau sur le sujet en cliquant ici.



Sources:
http://www.lapresse.ca/le-droit/opinions/votre-opinion/201212/12/01-4603093-limage-de-samuel-de-champlain-400-ans-apres.php
http://laurierleweb.com/il-y-400-ans-champlain-passait-devant-beloeil/
http://www.biographi.ca/fr/bio/champlain_samuel_de_1F.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Samuel_de_Champlain
http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-255/Tombeau_de_Champlain.html
Livre de Pierre Dubeau; "Recherche Chronologique de la chapelle de Champlain"; 2011; http://fr.calameo.com/read/0006162766245d9de4442

mercredi 25 mai 2016

Jacques Bourgeois et Jeanne Trahan

Jacques Bourgeois et Jeanne Trahan

Les Bourgeois sont le côté maternel de mon conjoint. Bien sûr, j'ai mené une petite enquête sur eux.

La date et le lieu de naissance de Jacques Bourgeois est controversé, mais certains s'accordent pour dire que ce serait le 7 janvier 1621 à Couvray, Brie, France. Il est partit de La Rochelle en France sur le navire « Le François » en qualité de chirurgie militaire. Il a d'ailleurs signé un contrat qui lui alloue un salaire de 45 écus pour un temps déterminé, avec une avance de 17 écus.

Jacques (aussi appelé Jacob) et Jeanne Trahan se sont probablement marié en 1644 ou avant. C'est que leur premier enfant, Jeanne, est née en 1644. Sur son acte de baptême, il n'y a pas d'indication comme quoi Jeanne serait une enfant illégitime, donc, on suppose que le couple devait être marié avant sa naissance.

Jeanne, elle, serait née vers 1629 à Bourgueil, Anjou, France. Elle serait venue avec ses parents, Guillaume Trahan et Françoise Corbineau, ainsi qu'avec sa sœur, dont la postérité aurait oublié le nom. Lorsqu'elle s'est mariée, Jeanne avait 14 ans.

Pour se marier légalement en Nouvelle-France, l'homme devait être âgé d'au moins 14 ans et la femme, 12 ans. Normalement, les fiancés âgés de moins de 30 ans pour les hommes et 25 ans pour les filles, devaient avoir l'autorisation parentale. Sinon, le mariage risquait l'annulation. Cette autorisation devait être donnée pour la fille même si celle-ci était veuve. Il y avait cependant une porte de sortie, puisque les parents étaient souvent sur le vieux continent. Les futurs mariés devaient se rendre à l'église pendant une messe et déclarer à haute voix qu'ils se prenaient comme mari et femme, en prenant toute l'assistance comme témoin. On appelait ce procédé « mariage à la gaumine »

En Acadie, Jacques a réorienté sa carrière et est devenu un propriétaire foncier prospère. D'ailleurs, on le désignait comme étant l'homme le plus riche de Port-Royal en 1670.

Dans les tumultes de la guerre entre les français et les anglais, Jacques fonda un petit village qu'il nomma « Colonie Bourgeois » et qui est devenu plus tard Beaubassin. Il avait obtenu des anglais que ceux-ci laisseraient les francophones du village tranquille. Malheureusement, la promesse n'a pas été tenue et les enfants du couple ont vécu « Le Grand Dérangement ». C'est pour cette raison que la descendance des Bourgeois est aussi présente au Québec et aux États-Unis.


Sources :
grandquebec.com/hisroire/mariage-nouvelle-france/

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jeudi 28 avril 2016

Claude de Ramezay

Le Château Ramezay
Image prise à BAnQ Québec. Porte la cote P186,S9,P53 


Quand j'étais petite, mes parents m'ont emmené à quelques reprises visiter le Château Ramezay. C'était le dimanche après la messe à la Basilique Notre-Dame. On y allait pas souvent parce qu'on habitait pas à Montréal. Mais les visites du château et de la basilique ont sûrement aider à faire naître en moi la passion de l'histoire. Le château a dû beaucoup changer depuis 20 ans, la dernière fois que j'y suis allé... 

Cet endroit est plus qu'un musée, c'est un vrai fleuron historique, une fierté toute montréalaise. Bref, la véritable maison d'une famille aisée, Celle de Claude de Ramezay, gouverneur de Montréal. La construction a débuté en 1705. Des gens très importants au niveau historique sont venu visiter les lieux, comme Benjamin Franklin et Émile Nelligan.


C'est le premier monument qui a été classé historique par le gouvernement du Québec, c'était en 1929. Le canada, lui l'a reconnu en 1949 et maintenant, même l'UNESCO le considère comme étant un des 1001 sites à visiter dans sa vie...


Claude de Ramezay


Il est né à La Gesse, en Bourgogne, le 15 juin 1659. Il est le fils de Timothé de Ramezay et de Catherine Tribouillard, les De Ramezay étant une famille de la noblesse française. Il a eu plusieurs titres dans sa vie: écuyer, lieutenant et capitaine des troupes de la marine, commandant des troupes, seigneur, chevalier de St-Louis, gouverneur de Trois-Rivières et de Montréal, gouverneur par intérim de la Nouvelle-France...


Il est arrivé en Nouvelle-France en 1685, avec le titre de lieutenant des troupes de la marine. Voici donc la raison de son voyage jusqu'ici, il était dans la marine!


Il s'est marié le 8 novembre 1690, à Québec avec Marie-Charlotte Denys, fille de Pierre Denys de La Ronde et de Catherine Leneuf. La famille Denys était aussi une famille de rang dans la colonie. 


Claude De Ramezay est un militaire, mais il lui faut un revenu d'appoint pour avoir un train de vie qui correspond à son rang. Il sera donc  propriétaire des seigneuries de Ramezay, Monnoir et Sorel et fondera une scierie à Chambly et ainsi s'impliquer dans le commerce du bois.  



Le couple auront 16 enfants! Malheureusement, 5 d'entres seront mort avant d'avoir atteint l'âge d'un an. Un autre, Pierre Thimothée est décédé à l'âge de 7 ans. Il eurent donc 6 filles et 4 garçons qui ont survécu jusqu'à l'âge adulte. 


Parmis les filles, 2 sont entrée en religion, 2 se sont mariées avec un membre de la noblesse et 2 sont restée célibataire. Une de ces célibataire, Louise sera une femme d'affaires prospère. Elle aura deux scieries et une tannerie. Deux seigneuries lui seront concédé, une femme possédant une seigneurie était chose rare à l'époque!


Les 4 fils De Ramezay se sont engagé dans la marine. Deux d'entres eux ont péri au combat et un est décédé lors d'un naufrage. Le cadet vivra assez longtemps pour se marier. Mais il devra s'exiler en France et n'aura qu'un enfant, une fille. Si j'étais superstitieuse, je dirais que la famille De Ramezay a été victime d'une malédiction...



Claude de Ramesay est décédé le 31 juillet 1724 à Québec.



Sources:
http://www.biographi.ca/
http://www.cfqlmc.org/
http://www.chateauramezay.qc.ca/
fr.wikipedia.org/wiki/Château_Ramezay

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