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mardi 8 août 2017

L'impact généalogique de l'exode canadienne-Française du 19ème siècle


C'est une période de l'histoire canadienne qui a eu beaucoup d'impacts sur la vie de nos ancêtres. Elle se situe entre 1840 et 1930 environ. À cette époque, le flux migratoire était énorme... 

Beaucoup de personnes sont allées aux États-Unis pour se faire de l'argent. Certains y sont restés pour de bon, d'autres ont fait le va-et-viens entre le Canada et les Etats-Unis. La situation économique du Canada était difficile et les États-Unis promettaient des bonnes places dans les usines pour un meilleur salaire qu'ici. Beaucoup de québécois ont voulu profiter de l'occasion. 

C'était facile de trouver de l'emploi là-bas, les québécois avaient bonne réputation. On les disait bon travailleurs et surtout, moins enclin à protester sur les conditions de travail et à faire la grève.

C'était des gens seuls, des couples et même des familles qui traversaient les frontières. Le gouvernement et le clergé ont tout fait pour retenir les citoyens: octroie de nouvelles terres à cultiver, diffamations envers ces catholiques qui n'en sont pas vraiment... Parce qu'il n'y avait pas beaucoup d'églises dans ce pays anglophone et que ces personnes allaient être assimilées à la culture protestante...

D'autres croyaient le contraire, ils pensaient que plus de canadiens-français se déplaçaient vers les anciennes terres de la Nouvelle-France, plus les chances étaient grande de pouvoir ré-annexer un jour ces terres au Québec. Une conquête pacifique.

Les québécois se sont bien implantés dans leur nouveaux milieu. Ils ont construit des nouvelles églises catholiques et de nouvelles écoles, bien que le clergé n'ait pas donné beaucoup d'aide, du moins au début. Ils sont sont établis surtout dans le Michigan, Maine, le Vermont, le New Hampshire, le Massachusetts, le Rhode Island et le Connecticut. Une vague moins importante s'est aussi rendue dans le Michigan, le Minnesota, l'Oregon, l'Idaho et l'état de Washington.

Le flux s'est apaisé vers 1930, à cause de la crise économique de 1929. À ce moment, les Etats-Unis a décidé de fermer sa frontière à la migration canadienne. On croit que pendant l'exode, environ 1 million de québécois auraient tenté leur chance chez l'Oncle Sam.

Au point de vue généalogique, ça complique les choses. Si on de la difficulté à trouver le mariage d'un couple, est-ce que c'est parce qu'ils se sont mariés aux États-Unis? Dans certaines familles, on voit des enfants nés aux Etats-Unis et d'autres au Canada, pourquoi ce va-et-vient? Pourquoi certaines de ces familles ont décidé de rester et d'autre non? Pourquoi les registres des passages Canada-États-Unis ne mentionnent pas tout le monde? Certaines personnes sont "disparues" des registres, sont-elle décédées de l'autre côté de la frontière?

C'est une période qui apporte beaucoup de questions et complique la tâche d'un généalogiste. D'autant plus que les archives numériques sont payantes pour la plupart des États. J'ai déjà essayé de chercher un mariage par Ancestry et Family Search. Pour moi, ça n'a pas donné de résultats. Pas plus que mes recherches au Québec et en Ontario. Dans ce cas, si on ne trouve rien nul part, nos suppositions ne s'appuient sur rien.

Si on croit qu'une famille X est partie, disons, dans le Maine, on peut toujours contacter la Société généalogique de l'état. Attendez-vous cependant à payer pour que quelqu'un puisse faire la recherche pour vous. De plus, il n'est pas garanti qu'il y ait une découverte découlant de cette recherche.

Pour plus d'informations sur cette période historique, je vous conseille de suivre les liens de mes sources. C'est une période qui s'étend sur presque un siècle et l'exode a une place importante dans notre histoire.

Exceptionnellement, je ne ferais pas de texte le 16 août prochain. Je pars en vacances! Mon prochain billet sortira donc le 30 août. Ce sera le premier billet d'une série de deux ou trois sur mes découvertes concernant le premier arrivant Frégault (Frigo) en Nouvelle-France, François. C'est le résumé d'environ 5 ans ans de recherches...

Sources:
http://grandquebec.com/histoire/migration-etats-unis/
https://www.erudit.org/fr/revues/haf/1987-v41-n1-haf2377/304520ar.pdf
http://www.levasseur.org/doc/dossiers/200202_Emigration_US_fra.pdf
http://www.mapageweb.umontreal.ca/dessurec/hst2426/Emigration.pdf

mardi 17 janvier 2017

La famille de Nectaire Brodeur et Rose-Anna Pelland

Nectaire et Rosanna (ou Rose-Anna) sont les grands-parents de ma mère. Je n’avais pas encore fait beaucoup de recherches dans cette branche et j’ai eu envie de chercher les membres de la famille qu’avait formé le couple.

DÉBUT DE VIE

Nectaire est né 24 avril 1874 et a été baptisé le 26 avril 1874 à Ste-Hélène-de-Bagot. Ses parents se nommaient Cléophas Brodeur et sa mère Henriette Côté. Nectaire n’est pas un nom très commun. Les parents avaient nommé leur garçon comme ça parce que c’était le prénom de son parrain, Nectaire Ravenel. Sa marraine à été Christine Brodeur l’épouse du parrain et la sœur de Cléophas.   

C’est avec Rosanna Pelland que Nectaire a uni sa destinée. Ça s’est passé le 1er octobre 1895 à Ste-Hélène-de-Bagot. Sur l’acte, on peut lire que Nectaire était un cultivateur à l’époque de son mariage, tout comme son père Cléophas. Un peu plus tard, grâce aux baptêmes des enfants, on peut voir que le couple s’était établit dans le Massachusetts aux États-Unis, probablement pour y trouver un emploi. Le famille fera quelques va-et-vient entre le Québec et le Massachusetts. 

Dans le recensement de 1901, Nectaire est enregistré et on précise qu’il est toujours cultivateur. Je n’arrive pas à localiser la famille dans le recensement de 1911, en fait, elle était revenue aux États-Unis.  En 1921, ils sont de retour au Québec, mais cette fois, la famille s'établit à Ville-Émard (Montréal). 

Rosanna est née le 15 août 1873 et elle a été baptisée le 17 août 1873 à St-Gabriel-de-Brandon. Cependant, sur l’acte on peut lire que ses parents, Paul Pelland et Elmire Nadeau, viennent de St-Félix-de-Valois… Son parrain était Léandre Harare et sa marraine Delphine Nadeau. Delphine est l’épouse de Léandre Harare et la sœur d’Elmire.

ENFANTS

Ensemble le couple a eu 10 enfants.

Louis A. Brodeur

Il est né le 15 janvier 1896 à New Bedford au Massachusetts. Ce qui est intéressant, c’est que Nectaire travaillait alors dans un moulin.
Je ne suis pas capable de trouver d’autres traces de Louis. Il n’est pas dans le recensement de 1901, tout porte à croire qu’il est décédé au Massachussetts.

Aldor Brodeur

Il né le 2 novembre 1896 à  Fall River, Massachusetts, USA. Il a épousé Clara Lafortune (fille de Médard Lafortune et Clarisse Labrèche) le 19 septembre 1922 à la paroisse St-Zotique de Montréal. Il est décédé à Montréal le 19 mai 1972 à l’âge de 75 ans.

Aldor s’est fait recruter en 1917 comme soldat canadien. À l’époque, il avait 21 ans et 8 mois et était fermier. Il mesurait 5 pieds et quatre, le teint clair, les cheveux clairs et les yeux bleus. Lors de son inscription, Aldor habitait à Ste-Hélène-de-Bagot. Par contre, on précise que son père (donc Nectaire et Rosanna) habitait au 69 rue Hamilton à Montréal.

Mais ici, j’ai un problème. Dans le registre de naissance de Fall River, on indique que la date de naissance d’Aldor est en 1896, mais son dossier militaire indique plutôt que c’est en 1897. La date de naissance a été inscrite en 1897 dans le registre, peut-être que ça explique la différence d'année.

Laura Brodeur

Elle est née le 11 mars 1898 à Ste-Hélène de Bagot. Elle s’est mariée avec Bruno Angrignon (fils d’Arthur Angrignon et Elisabeth Skelly) le 14 mai 1947 à la paroisse de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Montréal. Elle est décédée le 11 août 1995 à Lasalle à l'âge de 97 ans.

Adèla Brodeur

Elle est née le 23 avril 1899 à Ste-Hélène de Bagot. Elle a épousée Rosario Jutras (fils de Napoléon Jutras et Marie-Louise Blanchette) le 19 septembre 1922 à la paroisse de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Montréal. Elle est décédée à Montréal le 10 septembre 1986 à l’âge de 87 ans.

Florida Brodeur

Elle est la sœur jumelle d’Adéla, donc elle est née aussi le 23 avril 1899 à Ste-Hélène de Bagot. Elle a mariée Émile Bessette (fils de Césaire Bessette et Alexandrine Lemieux) le 16 octobre 1937 à la paroisse St-Jacques / Marie-Reine-du-Monde de Montréal. Elle est décédée à Montréal le 29 mars 1974 à l’âge de 74 ans.

Hector Brodeur

Il est né le 25 avril 1901 à Ste-Hélène de Bagot. Il est décédé à Ste-Hélène de Bagot le 24 août 1901 à l’âge de 4 mois.

Hector Brodeur

Il est né le 19 août 1903 à Ste-Hélène-de-Bagot. Il a marié Bibiane Jutras (fille de Napoléon Jutras et Marie-Louise Blanchette, sœur de Rosario Jutras) le 7 juillet 1926 à Ste-Brigitte-des-Saults (Nicolet). Il est décédé le 25 janvier 1968 à Ste-Brigitte-des-Saults à l’âge de 64 ans.

Alcide Brodeur

Il est né le 1er mai 1905 à Ste-Hélène de Bagot. Il a épousé Marie Lavigne (fille d’Oscar Lavigne et Hélène Murphy) le 29 mai 1937 à la paroisse Notre-Dame-de-Grâce de Montréal. Il est décédé à Lachine le 15 juin 1971 à l’âge de 66 ans.

Léopold Brodeur

C’est mon grand-père. Il est né le 9 juin 1908 à Ste-Hélène de Bagot. Il s’est marié avec ma grand-mère Laura Bonneville (fille de John Bonneville et Blesilla Duperron) le 30 juillet 1938 à la paroisse St-Jean-Damacène de Montréal. Il est décédé à Verdun le 31 mai 1979 à l’âge de 70 ans.

Son métier était électricien à la Canadian Tube. C’était un champion de bowling et un très bon joueur de Baseball. Il jouait dans l’équipe des Royaux de Ville-Émard.

Mes grands-parents ont eu la chance d'avoir 3 enfants enfants vivants ainsi que 7 petits-enfants.

Léopold Brodeur et Laura Bonneville à leur 25ème anniversaire de mariage, en 1963.
Archives familiales


Léopold Brodeur dans les années 60.
Archives familiales



Germaine Brodeur

On a vu plus haut que la famille était revenue au Québec en 1901, chose qu’on a pu vérifier grâce au recensement. La famille est absente du recensement de 1911 parce qu'elle habitait aux États-Unis. La preuve: Germaine est née le 1er juillet 1910 à New Bedford, Massachusetts. Elle est décédée le 5 décembre 1910 à New Bedford d’une pneumonie. Elle avait 6 mois.

FIN de VIE

Nectaire est décédé le 25 octobre 1944 à Ste-Hélène-de-Bagot. Il avait 70 ans.
Rosanna est décédée le 11 février 1954 à Montréal. Elle avait 80 ans et 7 mois.

Carte mortuaire de Rose-Anna Pelland, 1954.
Archives familiales
* Si vous avez envie d'ajouter quelque chose, une date, une anecdote ou une précision, n'hésitez pas à laisser un commentaire. La richesse de la généalogie est le partage des connaissance! Les commentaires sont tous lus avant publication. Merci!

jeudi 1 septembre 2016

Jean Brodeur dit Lavigne et Marie-Anne Messier


Jean Brodeur dit Lavigne est le fils de Jean et Françoise Frogent, aussi nommée Froget, Frogeret ou encore Forget. Il est né à Niel, Luçon, France vers 1653. Malheureusement, je n’ai pas pu trouver le nom du bateau qui lui a permis de faire le voyage en Nouvelle-France. Jean venait d’une époque où la guerre entre protestant et catholique faisait rage. Est-ce pour cela qu’il a tenté l’aventure ou est-ce l’espérance d’avoir une vie meilleure?


On sait que Jean était déjà ici en 1675, il avait donc 22 ans. Il avait été choisi pour être le parrain de Jacques Beaudoin, baptisé à Repentigny le 28 octobre 1675. C’est la première trace écrite retrouvée dans les archives de la Nouvelle-France mentionnant le nom de Jean.

C’est le 31 janvier 1679, à Boucherville, que Jean à uni sa destinée avec Marie-Anne Le Messier, la fille de Michel Messier et d’Anne Lemoine. elle n’avait pas encore atteint ses 14 ans. Jean en avait 25. Fait amusant, Ce jour-là, il y a eu mariage double. La sœur de Marie-Anne, Jeanne, s’est mariée avec Ignace Hébert le même jour.

Anne Lemoine, on l’a vu, est la mère de Marie-Anne Mercier. Celle-ci était la sœur du grand explorateur Pierre Lemoine d’Iberville. Jean était donc devenu neveu par alliance de cet important personnage historique. Michel Le Messier de la Guillaudière, le père d’Anne, n’était nul autre que le seigneur du Cap St-Michel de Varennes. D’ailleurs, les témoins du mariage n’étaient nul autre que Jean-Baptiste Legardeur, seigneur de Repentigny, François Jarret de Verchères (le père de Madeleine de Verchères) et Jean-François Bourdon, seigneur de Dombourg. Jean Le Brodeur était maintenant de la cour des grands. En 1681, on mentionne qu’il habitait avec Marie-Anne à Boucherville, qu’il possédait un fusil, six bêtes à cornes et douze arpents de terre en valeur.

Jean et Marie-Anne sont fort probablement les ancêtres de tout les Brodeur de souche d’Amérique. Le couple a quand même eu 16 enfants. 8 d’entres eux, dont 5 garçons, se sont mariés. Les autres sont malheureusement décédés avant l’âge de se marier.

Il parait que leur fils Christophe, marié à Marguerite Bousquet, serait la branche ayant la plus grosse descendance. La famille de ma mère, elle, descends de celle de leur fils  Jean Baptiste Marie Le Brodeur, marié avec Marie-Anne Tétreau Ducharme le 11 novembre 1727 à Verchères.

Jean est décédé le 25 décembre 1718 et a eu sa sépulture le 26 décembre 1718 à Varennes. Marie-Anne, qui lui survivait, a mariée en deuxième noce Alexandre Petit dit Nouville le 8 janvier 1721. Le nouveau couple n’a pas eu d’enfants. Marie-Anne est décédée le 13 décembre 1751 et sa sépulture a eu lieu le 14 décembre 1751 à Varennes.

Un petit potin? Il parait que le nom de famille de Brodeur dit Lavigne viendrait du fait que le métier familial était brodeur de vigne. Les brodeurs de vignes devaient attacher les tiges sur une corde horizontale pour que les vignes soient bien droites et que la lumière touche toutes les grappes de raisins. Je ne sais pas si c’est vrai, mais je trouve cette explication romantique et je me plais à croire que j’avais des ancêtres brodeurs de vignes.



Source :

http://lequebecunehistoiredefamille.com

http://franlorion.blogspot.ca

http://genealogiequebec.info

http://www.genealogie.umontreal.ca/

Livre « Nos Ancêtre », volume 9; par Gérard Lebel, C.Ss.R.; Sainte-Anne-de-Beaupré, 1984; Pages 104 à 110

mercredi 13 juillet 2016

Jacques Bouffard et Anne Leclerc, mariés à Saint-Pierre ou Sainte-Famille?

Jacques et Anne sont de la lignée indirecte de ma mère, une membre de la famille Brodeur. J'ai eu toute une surprise en cherchant leur acte de mariage... J'ai trouvé deux actes pour le même couple et pour la même date dans deux paroisses différentes! Datés tous les deux du 5 mars 1680, un acte a été rédigé dans la paroisse de Ste-Famille à l'Ile-d'Orléans. L'autre aussi à été rédigé sur l'Ile-d'Orléans, mais dans la paroisse de St-Pierre. Comme tous bon généalogiste, j'aime l'exactitude des faits et avoir deux actes est dérangeant.

Examinons les deux extraits. Premièrement celui de Ste-Famille:


"Québec, registres paroissiaux catholiques, 1621-1979," database with images, FamilySearch (https://familysearch.org/pal:/MM9.3.1/TH-1961-27933-4866-17?cc=1321742 : 16 July 2014), Sainte-Famille > Sainte-Famille-de-l'île-d'Orléans > Baptêmes, mariages, sépultures 1666-1790 > image 130 of 1399; nos paroisses de Église Catholique, Quebec (Catholic Church parishes, Quebec).


Ensuite celui de St-Pierre:


"Québec, registres paroissiaux catholiques, 1621-1979," database with images, FamilySearch (https://familysearch.org/pal:/MM9.3.1/TH-1942-28022-14539-74?cc=1321742 : 16 July 2014), Saint-Pierre > Saint-Pierre > Baptêmes, mariages, sépultures 1679-1756 > image 11 of 550; nos paroisses de Église Catholique, Quebec (Catholic Church parishes, Quebec).

Les premières choses qui sautent au yeux sont bien sûr la longueur de l'acte et la présence de signature dans l'acte de St-Pierre. Ensuite, si on observe bien, dans la marge de Ste-Famille, il est inscrit "Bans(?) St-Pierre 5 mars". Donc, tous les indices démontrent que la cérémonie à eu lieu à St-Pierre. Mais pourquoi l'inscrire à deux endroits?

Pour le savoir, il faut connaître un peu la vie du prêtre. J'ai fais un peu de recherche et j'ai découvert que le curé Jean Basset a officié au deux endroits, et peut-être aussi à St-Laurent à l'Ile-d'Orléans, au même moment. Le prêtre avait été ordonné en 1675. Après avoir offert ses services à l'Ile-d'Orléans, il a été transféré à Pointe-aux-Trembles. Comme les notaires était une denrée rare dans la région, il a dû changer de chapeau à plusieurs reprises et rédiger lui-même les actes notariaux.

Donc, puisqu'il a officié aux deux endroits en même temps, il a rédigé l'acte original à St-Pierre et s'est ensuite mis une note dans le registre de Ste-Famille. Il faut donc inscrire St-Pierre comme étant le lieu de mariage du couple.

Sources:
http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_instrument_recherche/Provost_Biographies.pdf
genealogiequebec.com 
familysearch.org

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mercredi 29 juin 2016

Les enfants de Lydia Ouellette et Alfred Frégault

Lydia Ouellette et Alfred Frégault se sont mariés le 12 juin 1916 à St-Lambert, comté de Chambly. La famille Frégault n’a pas été chanceuse. Le couple a eu six enfants, seulement mon grand-père et son frère Guy ont survécu assez longtemps pour avoir une succession.
Lydia Ouellette et Alfred Frégault
Archives familiales
Leur premier enfant a été Marie Alice Madeleine Frégault. Elle est née le 7 mai 1917 et baptisée la même date à l’église Sacré-Cœur-de-Jésus à Montréal. Elle est décédée le 3 février 1918 à l’âge de 8 mois. Son service à eu lieu le 6 février 1918 à l’église Notre-Dame de Montréal.

Ensuite est né Joseph Lazare Guy Frégault le 16 juin 1918 et il a été baptisé le même jour à l’église La-Nativité-d’Hochelaga de Montréal.
Il s’est marié le  20 novembre 1943 à Montréal avec Lilianne Rinfret et il a eu un fils, qui a son tour à eu aussi un fils. La famille habite maintenant les États-Unis.
Lors de ses études, il visait le domaine de la littérature et voulait devenir professeur de grec. Il a d’ailleurs fait des études à Paris sur le sujet. C’est après avoir rencontré Lionel Groulx et avoir étudié aux États-Unis qu’il est devenu historien. Comme il était un intellectuel, il a eu la chance de rester au pays pendant la guerre. Le gouvernement gardait son « intelligencia » dans ses frontières parce qu’il ne ne voulait pas prendre le risque de la perdre son élite intellectuelle.
Il a aussi été le premier sous-ministre du ministère des affaires culturel sous Jean-Lesage et à repris le flambeau sous Robert Bourassa.
Il est décédé le 13 décembre 1977 à l’âge de 59 ans.



Guy, Alfred, Louis André et Lilianne.
Archives familiales
Marie Jacqueline Marthe Lydia est née le 18 octobre 1919. Elle a été baptisée le lendemain à l’église de La-Nativité-d’Hochelaga.  Elle est décédée à l’âge de 2 ans et 2 mois le 10 décembre 1921. Son service à eu lieu le 13 décembre 1921 à l’église Notre-Dame de Montréal.
Lydia, Marthe et Alfred
Archives familiales
Mon grand-père Louis André est né le 14 juillet 1922 et a été baptisé le même jour à l’église Ste-Jeanne D’Arc de Montréal. Il s’est marié avec Fernande Lemaître-Auger le 17 juillet 1948 à l’église de St-Bernard à Montréal. Au moment de son mariage, Louis André travaillait comme opérateur chez Dominion Rubber.
Ils ont eu 10 enfants, soit quatre filles et six garçons, tous vivants.  De plus, tous les enfants du couple ont eu une progéniture qui se compte à 25 (incluant une adoption) et si l’on compte les enfants des conjoints en deuxième noces, mes grands-parents sont rendus à 28 petits-enfants!
Il a fait la guerre en Jamaïque, dans le service de ravitaillement. Il a eu de la chance, la plupart de ses collègues ont été transférés au Japon et y ont trouvé la mort. Pendant qu’ils étaient au Japon, il était au Québec.
Mon grand-père a fait des études techniques mais il a travailler dans l’administration. Il a été un homme d’affaires très prospère et a travaillé entre autre à la compagnie Sergaz. L’environnement de travail était essentiellement en anglais, je crois que sa fibre indépendantiste est née de cet état de fait.
Louis André était aussi un fervent catholique. Il a été diacre permanent du diocèse de Montréal de 1981 à 2000. Il a même baptisé quelques-uns de ses petits-enfants!
Ma grand-mère est décédée le 8 décembre 1987, ce qui a été l’un sinon le plus grand drame de sa vie. Ils étaient des âmes sœurs. Je crois que mon grand-père a attendu patiemment le jour de son trépas pour rejoindre sa bien-aimée. Il est décédé le 23 septembre 2000. Son service à eu lieu le 27 septembre 2000 à l’église St-Marcel de Pointe-Aux-Trembles. Il avait 78 ans.


Fernande Lemaître-Auger et Louis André Frégault
Archives familiales

Il y a eu aussi Joseph François Georges Marie Étienne qui est né et baptisé le 23 juillet 1929 à l’église La-Nativité-d’Hochelaga. Il est décédé le 18 juin 1930 à l’âge de 10 mois. Il a eu sa sépulture le 16 juin 1930 à la Basilique Notre-Dame de Montréal.

Finalement, Joseph Raymond Marie Jacques est né le 4 décembre 1935 et à été baptisé le lendemain à l’église La-Nativité-d’Hochelaga. Il est décédé le 16 décembre 1959 à l’âge de 24 ans. Il ne s’est jamais marié. 

jeudi 23 juin 2016

Les témoignages de liberté de mariage

À Bibliothèque et Archives nationales du Québec, nous pouvons avoir accès à une retranscription manuscrite des témoignages en liberté de mariage (1757-1820) des Éditions historiques et généalogiques Pépin sur des microfiches.

À cette époque, pour être certain que le futur époux n'était pas engagé dans le vieux continent, on demandait à des témoins qui disaient connaitre le futur marié depuis un certain temps de témoigner que celui-ci n'était pas déjà marié. Ce qui est intéressant dans ce genre de document, c'est qu'on peut en apprendre plus sur la vie de la personne qui va se marié et du témoin. Je vous ai recopié, avec l'orthographe d'aujourd'hui pour une meilleure compréhension, trois exemples qui peuvent montrer le genre de renseignements que l'on peut trouver.

Ici, j'ai recopié les témoignages pour François Hamel. Mon ancêtre François Frigo était un des témoins.

"L’an mil sept cent soixante et deux, le dix de février par tolérance de la part de Monsieur Briand vicaire général de Québec autorisé d’écouter et faire prêter serment aux témoins qui pourraient se présenter pour attester qu’un nommé François Hamel fils de Pierre Hamel et Françoise Garnie de la paroisse d’Avranches.

Nous curé de l’Islet avons après serment prêté entendu déclarer à Pierre Frigot âgé d’environ quarante ans ainsi que le dit Hamel avoir quoi qu’éloigné de douze lieu (évêché de Coutances inscrit juste au dessus de douze lieux) l’un de l’autre fait plusieurs campagnes tant par mer que par terre sans avoir eu aucune connaissance que le dit Hamel fut marié.

François Frigot serment prêté à déclaré être venu à Gaspé avec lui dit François Hamel sortant du même endroit quoiqu’en différent vaisseau être venu au Canada avec lui sans avoir connaissance que le dit François Hamel fut marié.

Michel Charuel, serment prété, nous a déclaré qu’étant parti un an après le dit Hamel de la paroisse de Biards et n’avait jamais su ni entendu dire que François Hamel fut marié.

Enfin quant à moi ayant été le dit Hamel pendant deux ans mon domestique ayant auparavant demeuré à la Rivière Ouelle je n’ai jamais su que le dit François Hamel fut marié. En foi de quoi à l’Islet ce 10ème de février 1762

Signé Dolbec ptre

Aucun des témoins ne savent signer.


Signé Dolbec ptre"

Ainsi, François Hamel était ami avec des Frigo, n'habitait pas très loin de l'évêché de Coutances en Normandie, serait débarqué à Gaspé et à été domestique du prêtre Dolbec!

Voici mon deuxième exemple, celui de Louise Boudot, supposément veuve de Guillaume Soderlant...

" Témoignages rendus en faveur de la viduité de Louise Boudot mariée ci-devant à Guillaume Sodorlant.

Le 9 décembre 1761 Demoiselle Marguerite Caron de la basse ville a dit avoir entendu dire à François Cadet fils de feu Augustin Cadet, lequel était pilotin sur le même bâtiment que le dit Soderlant savoir que le nommé Soderlant avait été tué par un boulet de canon dans un combat tout près de lui, et s'est offerte à affirmer sa déposition par serment, et a signé le dit jour .
Marguerite Caron


Le 8 décembre 1761 la veuve Lozé du faubourg St Roch a déclaré avoir entendu dire à trois français hommes de l'équipage du navire où était Soderlant; que le dit Soderlant avait été coupé et emporté par un boulet de canon, à quoi ils ajoutaient que c'était un bon garçon et la dite veuve Lozé a dit que sa fille qui est mariée a entendu la même chose, et qu'elle même était prête a assurer ceci avec serment.


Nota 1. le 29 Juillet 1764 Jean Berger tailleur à Quebec ou il est marié m'a dit que son neveu marin avait ouï dire à des gens venant de Gaspé depuis un mois que Soderlant était venu à Gaspé le printemps dernier 1764, et que là ayant appris que 2. sa femme était remariée à Auchu il s'en était allé en Angleterre, l'abandonnant

3. Le 21 décembre Marie-Joseph Lozé fille de la dite veuve Lozé a assuré avoir entendu la même chose au même instant à l'un de ces français qu'elle appelle Maurice dont elle était la blanchisseuse et a dit être prête à faire serment.
Dans les premiers jours de Janvier le Sr Durouvray perruquier à Quebec, m'a assuré, ainsi que la fille d'un nommé Pampalon dit Labranche, que Philippe Auchu que la dite veuve Soderlant désire épouser, était un jeune homme de 16 à 17 ans lorsqu'il est venu en ce pays avec son père fait à Québec le 5 janvier 1762
J. F. Récher Curé de Quebec"

Alors Soderlant est-il mort ou pas? On rapporte des ragots, on témoigne les avoir entendu et on prends les allégations comme vérité. J'imagine qu'il n'était pas toujours simple pour les curés de savoir qui dit vrai et qui dit faux...

Finalement, celui de Laurent Castagnette:

"Laurent Castagnette 25 ans né à Combes, père maître de poste à St Pierre dans Toulouse en vie il y a 3 mois et la mère, a un frère et une sœur non mariés, sorti de chez lui il y a 8 ans pour aller au Mississippi dans le moucheron commandé par M. Le large a demeuré 4 ans a Mississippi parce qu'il tomba malade et a navigué après du Mississippi a la mobile pour le roi. Et pour le même a monté aux Illinois et au bout de 28 jours commanda pour le fort Duquesne et alla avec M. Villiers qui demeure aux Illinois, marié avec une fille de marin, fut pris et s'est sauvé de prison et arrivé il y a environ 18 mois ce M. Villiers, frère de ceux-ci, il dit avoir été pris a Cumberland il dit que ce M. Villiers a pris le fort de la nécessite présente de même ? de Toulouse a fait l'apprentissage de boulanger dans la même maison que son père est parti depuis le suppliant et a demeuré 6 ans à Toulouse lequel dit tout ce que dessus ne la point vu depuis 8 ans ma présenté un autre témoin Pierre Dejay de Saintonge était allé déjà 28 mois au Mississippi pour la première fois dans le vaisseau capitaine Lafargue a dit que Castagnette dont il ne savait pas le nom est venu avec lui au Mississippi."

Dommage qu'on ne disent pas pourquoi il a fait de la prison... Il faudra faire une recherche là-dessus!

Enfin, si vous voulez lire d'autres témoignages et que vous n'avez pas accès aux bureaux de BAnQ, je vous conseille de faire un tour sur le site web de Marcel Fournier http://marcel-fournier.com/


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mercredi 15 juin 2016

Un suicide ou une mort naturelle? La délicatesse d'un prêtre.

Cette semaine, je cherchais un acte de mariage pour un de mes contrats de recherche et je suis tombé sur une entrée dans un registre que j'ai trouvé un peu spéciale. 

Certains prêtres aimaient beaucoup ajouter des détails ''juteux'' aux actes, comme une caractéristique de la personne (sauvage, noire, étranger, illégitime) ou encore, les circonstance d'une naissance ou d'un décès. Il arrive que ceux-ci aient des jugements assez sévère sur leurs ouailles. Ceux qui se sont suicidés sont souvent traités avec mépris, les prêtres oubliant la souffrance que ces personnes vivaient. Mais le curé Guy, lui, semblait éprouver plus de compassion...

Voici la transcription de l'acte que j'ai trouvé. Le nom du défunt et celui des personnes présentes à son enterrement (sauf celui du prêtre) ont été omis par respect, de même que la paroisse: 

« Le premier de novembre mil huit cent quatre vingt quatorze Nous prêtre soussigné avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de (-) décédé en cette paroisse, le trente octobre dernier à l'âge de cinquante trois ans, époux légitime de (-) de cette paroisse. Furent présent à l'inhumation (-) et (-) qui n'ont su signer.

Ce brave homme est mort subitement il a été trouvé mort dans sa voiture. Se sentant frappé de la mort, tout semble croire qu'il s'y est préparé si on en juge de la position où il a été trouvé dans sa voiture. Il était couché, la tête appuyer sur une poche de grain – et nu tête c'est vers onze heures de l'avant midi – et le temps était très beau.
Lecture faite -
B.C. Guy prêtre curé

N.B. Il a été inhumé avec libéra le premier de novembre vers huit heures, et son service sera chanté le cinq novembre - - R.I.P.
B.C. Guy prêtre curé »


On peut comprendre la position délicate du prêtre puisque les suicidés n'avaient pas le privilège de reposer  en terre consacrée.  La façon dont il parle de la personne décédée donne à penser que le prête l'appréciait puisqu'il utilise le terme « brave homme ». De plus, il semble vouloir amoindrir le geste en disant « mort subitement », « se sentant frappé par la mort », « le temps était très beau » et même « tout semble croire » qui a sûrement pour objectif de laisser planer un doute. Il y a aussi l'expression « inhumé avec libéra » qui signifie qu'il a été enterré accompagné d'un cœur qui a chanté pour lui. La personne à pu avoir une messe et il a eu sa place au cimetière, ce qui est très important pour un catholique.


jeudi 9 juin 2016

Pierre Antoine (illégitime) Moreau

Avoir un illégitime dans son arbre généalogique, c'est dur à prendre parce qu'on se dit que notre lignée arrête là. Mais pour les gens comme moi, les fous de généalogie, c'est une occasion de se prendre pour Sherlock Holmes, et quand on réussi à trouver quelque chose, on devient excité, très excité. Alors on veut crier au monde entier notre découverte!

C'est ce qui est arrivé avec les parents d'Henriette Moreau, épouse de mon ancêtre François Frigot (Fricot). Son père est Antoine Moreau et sa mère Marguerite Roby Sanschagrin, mariés à Ste-Anne-de-la-Pocatière le 20 janvier 1829. Une surprise nous attends sur leur acte de mariage... (en deux parties)
"Québec, registres paroissiaux catholiques, 1621-1979," database with images, FamilySearch (https://familysearch.org/pal:/MM9.3.1/TH-1942-27976-1944-38?cc=1321742 : 16 July 2014), La Pocatière > Sainte-Anne-de-la-Pocatière > Baptêmes, mariages, sépultures 1802-1839 Confirmations 1822, 1838, 1843, 1849, 1855, 1860, 1865, 1841 > image 610 of 1014; nos paroisses de Église Catholique, Quebec (Catholic Church parishes, Quebec).

"Québec, registres paroissiaux catholiques, 1621-1979," database with images, FamilySearch (https://familysearch.org/pal:/MM9.3.1/TH-1942-27976-1927-39?cc=1321742 : 16 July 2014), La Pocatière > Sainte-Anne-de-la-Pocatière > Baptêmes, mariages, sépultures 1802-1839 Confirmations 1822, 1838, 1843, 1849, 1855, 1860, 1865, 1841 > image 611 of 1014; nos paroisses de Église Catholique, Quebec (Catholic Church parishes, Quebec). familysearch.org

Pierre Antoine Moreau est illégitime! Cependant, on spécifie que Pierre Moreau est son tuteur, d'où probablement la provenance du nom de famille. Et si Pierre avait un lien de parenté avec Antoine? Le mieux serait de trouver son acte de naissance...

Grâce au recensement de 1851, j'ai découvert qu'Antoine avait 41 ans lors de la tournée du recenseur. Donc, Antoine serait né en 1810, avec plus ou moins 1 an, selon le mois de naissance et le mois du recensement. De plus, si on se fie à cette année, Antoine avait 19 ans lors du mariage. Comme l'âge de la majorité était de 21 ans et que celui-ci était mineur lors du mariage, l'année reste plausible.

J'ai regardé dans le registre de Ste-Anne-de-la-Pocatière, lieu de son mariage, en 1810, pour voir s'il n'y aurait pas un Pierre Antoine Illégitime. Coup de chance, j'ai trouvé son acte de naissance! Le 24 septembre 1810, Pierre Antoine Illégitime est le fils naturel de Pierre Moreau et Marie-Anne Morin. Fils naturel parce que Pierre à reconnu être son père et non légitime car les tourtereaux n'étaient pas marié.

J'avoue avoir eu de la chance ce coup-ci. Reste à trouver les parents des deux amoureux. On voit ici que Pierre est de la paroisse. Bon début. On dit aussi qu'il est cultivateur. Donc, probablement n'habite plus chez ses parents. Est-il déjà marié avec quelqu'un? Le problème avec Pierre, c'est qu'il y en avait eu moins deux en même temps dans la paroisse.

Quant à Marie Anne, il ne spécifie pas si elle vient de la paroisse, mais si elle a eu un enfant avec Pierre, elle est soit de Ste-Anne-de-la-Pocatière, soit dans une paroisse voisine. Je n'ai pas encore trouvé de traces.

Ses parrain et marraine sont Joseph Antoine Bouchard et Marie Anne Martin. Il y a un couple Joseph Bouchard/Marie Anne Martin qui se sont marié à La Pocatière le 10 novembre 1800. Lors du mariage Joseph était veuf de Marie Josephe Moreau, j'y vois donc une possible parenté.

Marie Joseph avait un frère qui s'appelait Pierre, marié le 22 octobre 1792. Est-ce que c'est le père d'Antoine? Ou son oncle? Pour le moment je bloque ici. Mais je cherche encore...

Si vous avez des renseignements sur le sujet, faites moi signe!


mardi 31 mai 2016

Les braves tombés aux Plaines d’Abraham


Pour nous, la guerre de Sept Ans est surtout représenté par la bataille des plaines d’Abraham du 13 septembre 1759. Plus de 7800 soldats français sont venus combattre en Nouvelle-France, mais seulement 720 d’entres eux se sont mariés ici.

Cette guerre, qui s’est déroulée entre 1756 et 1763, est considérée comme étant la première guerre mondiale par plusieurs historiens. Pourquoi? Les batailles entre la France et la Grande-Bretagne se sont déroulées en Europe, aux Philippines, aux Indes et, bien sûr, en Amérique.

La bataille des plaines s’est déroulée le jeudi 13 septembre 1759. Une bataille qui a duré seulement 30 minutes au maximum. Hélas, les généraux des deux camps, Montcalm et Wolfe y perdront la vie. Ce sont les anglais qui ont gagnés la bataille. Les français avaient 3400 hommes, ils en ont perdus 116 et 600 soldats ont été blessés. Les anglais, eux, avait un effectif de 4 400 hommes, 58 sont mort et 600 ont été blessés.

Une autre bataille s’est aussi déroulée à Québec, le 28 avril 1760. Les historiens la nomme « Bataille de Ste-Foy » mais il semble qu'elle a eu lieu pas loin des plaines. C'est que les français ont prévu se battre à Ste-Foy et s'y rendait. Cet affrontement a été la revanche francophone de la bataille des plaines et elle a duré pas loin de 5 heures… Les français avaient alors 5000 hommes et les anglais 3800. Il y a eu 196 morts et 640 blessés du côté français et 269 morts et 829 blessés du côté anglais. Ce sont les français qui s'en sont sortis victorieux. Beaucoup considère cette bataille comme étant la plus sanglante de l’histoire de la Nouvelle-France.

Les bataillons étaient composés de plusieurs nationalités. Du côté des britanniques, en plus des Anglais, il y avait des américains, des allemands, des irlandais, des écossais et des iroquois. Du côté français, il y avait aussi des acadiens, des irlandais catholiques, des déserteurs écossais, des algonquins, des hurons et même… 83 soldats noirs!

Plusieurs des soldats qui sont décédés lors de la guerre de sept ans ont été inhumés dans le cimetière de l’Hôpital Général de Québec. Ce cimetière se situe entre le quartier St-Roch et le quartier St-Sauveur de Québec. Ces soldats auraient perdu la vie au combat ou encore des suites d’une maladie. Comme c’est le seul cimetière au monde qui témoigne de la guerre de Sept Ans, il est considéré comme bien culturel par le gouvernement du Québec depuis 1977 et lieu historique national du Canada depuis 1998 .

Deux charniers ont été crées au cimetière pour accueillir les soldats français, britanniques et amérindiens morts au combat. Les soldats protestant étaient inhumés dans une fosse commune au nord du cimetière.

Peut-être qu’un de vos ancêtres a combattu lors de la guerre de Sept Ans? Le Fichier Origine (http://www.fichierorigine.com/soldats-de-montcalm) essaie de relevé tous les noms de soldats sous les ordres de Montcalm. C'est une base de données gratuite et facile à consulter.

Il y a aussi l’excellent ouvrage du Projet Montcalm, sous la direction de Marcel Fournier. Son titre : « Combattre pour la France en Amérique ». Le livre est édité par la Société généalogique canadienne-française. En plus de donner un historique de cette guerre, il y a un répertoire d’environ 7450 biographies de combattants.

Finalement un petit cadeau, l'acte de sépulture de Montcalm à la paroisse Notre-Dame de Québec.

"Québec, registres paroissiaux catholiques, 1621-1979," database with images, FamilySearch (https://familysearch.org/pal:/MM9.3.1/TH-1942-28021-17748-78?cc=1321742 : 16 July 2014), Québec > Notre-Dame-de-Québec > Baptêmes, mariages, sépultures 1759-1768 > image 58 of 599; nos paroisses de Église Catholique, Quebec (Catholic Church parishes, Quebec). familysearch.org

Voici ma propre transcription:

L'an mil sept cent cinquante neuf, quatorzième du mois de septembre, a été inhumé dans l'église des religieuses ursulines de Québec haut et vaillant Seigneur Louis Joseph Marquis de Montcalm Lieutenant Général des armées du roi, Commandant en Chef des troupes de terres en l'Amérique Septentrionale, décédé le même jour de ses blessures au combat de la veille, muni des sacrements qu'il a reçu avec beaucoup de piété et de religion. Était présents à son inhumation Messieurs Resche, Cugnet et Collet chanoines de la cathédrale, monsieur de Ramesay, commandant de la Place et tout le corps des officiers.

Autres sources :

mercredi 25 mai 2016

Jacques Bourgeois et Jeanne Trahan

Jacques Bourgeois et Jeanne Trahan

Les Bourgeois sont le côté maternel de mon conjoint. Bien sûr, j'ai mené une petite enquête sur eux.

La date et le lieu de naissance de Jacques Bourgeois est controversé, mais certains s'accordent pour dire que ce serait le 7 janvier 1621 à Couvray, Brie, France. Il est partit de La Rochelle en France sur le navire « Le François » en qualité de chirurgie militaire. Il a d'ailleurs signé un contrat qui lui alloue un salaire de 45 écus pour un temps déterminé, avec une avance de 17 écus.

Jacques (aussi appelé Jacob) et Jeanne Trahan se sont probablement marié en 1644 ou avant. C'est que leur premier enfant, Jeanne, est née en 1644. Sur son acte de baptême, il n'y a pas d'indication comme quoi Jeanne serait une enfant illégitime, donc, on suppose que le couple devait être marié avant sa naissance.

Jeanne, elle, serait née vers 1629 à Bourgueil, Anjou, France. Elle serait venue avec ses parents, Guillaume Trahan et Françoise Corbineau, ainsi qu'avec sa sœur, dont la postérité aurait oublié le nom. Lorsqu'elle s'est mariée, Jeanne avait 14 ans.

Pour se marier légalement en Nouvelle-France, l'homme devait être âgé d'au moins 14 ans et la femme, 12 ans. Normalement, les fiancés âgés de moins de 30 ans pour les hommes et 25 ans pour les filles, devaient avoir l'autorisation parentale. Sinon, le mariage risquait l'annulation. Cette autorisation devait être donnée pour la fille même si celle-ci était veuve. Il y avait cependant une porte de sortie, puisque les parents étaient souvent sur le vieux continent. Les futurs mariés devaient se rendre à l'église pendant une messe et déclarer à haute voix qu'ils se prenaient comme mari et femme, en prenant toute l'assistance comme témoin. On appelait ce procédé « mariage à la gaumine »

En Acadie, Jacques a réorienté sa carrière et est devenu un propriétaire foncier prospère. D'ailleurs, on le désignait comme étant l'homme le plus riche de Port-Royal en 1670.

Dans les tumultes de la guerre entre les français et les anglais, Jacques fonda un petit village qu'il nomma « Colonie Bourgeois » et qui est devenu plus tard Beaubassin. Il avait obtenu des anglais que ceux-ci laisseraient les francophones du village tranquille. Malheureusement, la promesse n'a pas été tenue et les enfants du couple ont vécu « Le Grand Dérangement ». C'est pour cette raison que la descendance des Bourgeois est aussi présente au Québec et aux États-Unis.


Sources :
grandquebec.com/hisroire/mariage-nouvelle-france/

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samedi 7 mai 2016

Rose Lamarre et Marie Émond sont-elles une seule et même personne?

Un de mes couples d'ancêtres sont Charles Bacon et Élisabeth Hamel. Ils se sont mariés le 6 novembre 1849 à St-Roch de Québec. Les parents de Charles sont Charles Bacon et Marie Émond, mais certains affirment que la mère est Rose Lamarre. Je ne vois de preuves nul part... Et évidemment, je ne trouve aucun mariage pour Charles et Marie.

Alors, j'ai fouillé et j'ai fini par me dire que sa mère est bel et bien Rose Lamarre. Je vous présente mes démarches.

Premièrement, je suis allé dans les recensements pour voir la date de naissance de Charles (celui qui s'est marié avec Elisabeth). Il est né en le 8 novembre 1824 selon le recensement de 1901, il a 67 ans en 1891, 48 en 1871 et 37 ans en 1861. Ce qui nous donne 1824 comme année de naissance, sauf en 1871 qui donne 1823. Tous les recensements ont eu lieu dans la ville de Québec.

Allons donc chercher l'extrait de baptême de Charles le 8 novembre 1824. Je trouve seulement un Charles Hubert Bacon, né le 3 octobre 1824 dans la paroisse St-Roch de Québec. Je ne trouve aucun autre Charles Bacon né en 1824.

Par contre, tout le monde le sais, les recensements servent comme indice, il y a souvent des erreurs dans les dates, mois ou journées. Il faut donc trouver d'autres preuves. Regardons l'acte de mariage de Charles et Elisabeth.


"Québec, registres paroissiaux catholiques, 1621-1979," database with images, FamilySearch (https://familysearch.org/pal:/MM9.3.1/TH-1961-28021-8610-33?cc=1321742 : 16 July 2014), Québec > Saint-Roch-de-Québec > Baptêmes, mariages, sépultures 1848-1849 > image 463 of 514; nos paroisses de Église Catholique, Quebec (Catholic Church parishes, Quebec). familysearch.org
Il est spécifié que les deux parents étaient décédés. Est-ce que les parents de Charles Hubert étaient aussi décédés en 1849? Comme je suis très chanceuse avec cette famille, je n'ai pas trouvé l'acte de sépulture de Charles et Rose. À part l'acte de décès d'un  Charles le 14 juillet 1849 à St-Roch de Québec. Mais celui-ci est marié à Rose Moore, qui semblait encore vivante et qui n'a pas laissé d'autres traces. Je ne pense pas que ce soit le bon.

J'ai donc essayé de trouver une sœur une un frère de Charles Hubert qui se serait marié(e) peu de temps avant lui. J'ai trouvé son frère Paul, marié avec Delina Arcand, à Notre-Dame-de-Québec, le 25 septembre.... 1849! Soit même pas 1 mois et demi plus tôt que le mariage de notre Charles! Cependant, il est bon de noter que Rose (la mère de Charles et Paul) se fait nommer Lamothe plutôt que Lamarre... Bien qu'il soit bien inscrit Lamarre sur son extrait de baptême. On remarque aussi que les deux parents de Paul sont décédés! On touche au but!

Dernier point, les noms dit.  Un des noms dit de Lamarre est Aymard (Émard). Émard et Émond se ressemble beaucoup. Ça pourrait bien être une erreur d'écriture, ou encore l'oeuvre d'un prêtre dur de la feuille! Quoiqu'il en soit, on ne peut pas nier la ressemblance.

Rose a aussi porté plusieurs prénoms selon les circonstances: Marie, Marie Rose, Délima, Rose-de-Lima.

Voilà pourquoi je crois que Rose Lamarre et Rose Émond sont la même personne. Je me laisse quand même une porte ouverte et je cherche encore, au cas où...

* Aviez-vous remarqué? Charles Bacon, le mari d'Élisabeth est voyageur! Pour plus d'informations sur le métier de voyageur, vous pouvez consulter mon billet sur le sujet.

Sources:
ancestry.ca
familysearch.org
www.genealogie.umontreal.ca/

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